Le programme de cette année : quoi en pense-je ?

lundi 7 octobre 2013
par  Jean-Louis

Pourquoi attendre le week end de répétition pour critiquer les morceaux ?

Alors qu’on vient à peine de les déchiffrer, je tiens à donner mon avis sans la moindre parcelle d’objectivité.

Eh oui les amis ! Cette année, c’est comédie musicale à fond. Et ce n’est pas pour me déplaire car je considère que ma vie est une comédie musicale. Combien de fois je me suis retrouvé à faire des claquettes dans la rue, accompagné de passants faisant une chorégraphie sur du Bernstein. Tiens, pas plus tard qu’hier, j’ai été à Intermarché. Eh ben 5 minutes plus tard, moi, les clients et les caissières étions en train de chanter les bienfaits des légumes en dansant le twist.

Mais (jamais) assez parlé de moi. Voyons un peu ces petites partoches.

Starmagna

Normalement, je ne peux pas blairer Michel BERGER. Mais, je fais une exception pour Starmania parce qu’il n’était pas tout seul à écrire. Et puis ça ne vieillit pas, enfin un petit peu quand même. En effet les problèmes de la société évoqués dans ce spectacle n’ont pas changé. Par exemple, les gens qui se maquillent, qui font rire les passant... Et là je pense aux mimes dans les rues, leur situation est toujours aussi précaire et la crise ne va pas arranger les chose. Stone, le monde est stone, certes, mais il faut quand même etre sacrément défoncé pour être mime dans la rue. Starmania nous ouvre les yeux et la prochaine fois, je donnerai le reste de mon sandwich sodébo au mec flippant qui tire sur une corde imaginaire à ma station de métro.

You’re the one that i want ("tu es le un ça je veux" en anglais)

Cette chanson, tirée du film Grease, chantée par Olivia NEWTON-JOHN et John TRAVOLTA, fleure bon la nostalgie des années 50. Qui n’a pas rêvé de retourner à cette époque, teintée par les début du rock et par un milkshake siroté à la table d’un dîner et servi par une serveuse en patin à roulette qui s’appelle Josy et qui vous demande si vous voulez à nouveau du café mon choux mais en fait vous lui dites que vous allez prendre des pancakes au sirop d’érable mais au moment de vous servir, Jimmy le quaterback de l’équipe de l’université, renverse le sirop d’érable sur votre veste avec vos initiales dessus, alors vous allez vous bagarer avec lui contre le juke-box qui se met à jouer du Elvis et c’est alors que Peggy Sue, votre petite amie qui est serveuse aussi, arrive et vous demande en pleurant de vous arrêter... Oui c’était ça les fiftie’s, aux USA du moins, non parce qu’en France, c’était Luis MARIANO et viandox et dans le genre Rock et milk shack on repassera !

Singing in the rain (Chopons une pneumonie)

Après avoir vu la vidéo sur Youtube, je sais maintenant que le mobilier urbain peut fournir de très bons partenaires de danse. En effet, quelle ne sont pas les possibilités offertes par un abri bus... et vas y que je te fais un tango avec panneau d’affichage municipal. Sinon, pour le reste c’est juste un mec au bout du rouleau qui a pêté un cable et qui chante tout seul. D’autant plus qu’on passe rapidement pour un débile quand on chante tout seul dans la rue, sauf...... sauf si on a une bande son derrière et là, tout de suite, c’est plus crédible ! Du moins jusqu’à ce qu’on se pose les bonnes questions : mais d’où viens cette bande son ? Est-ce que Gene kELLY est suivi par un orchestre ? Est-ce une sorte de magie ? Qu’est-ce qu’on veut nous faire gober, hein ?

Overture to "Candide" (Ouverture facile)

Et si on se concentrait sur la musique et le contenu des partitions ? Alors pour ce morceaux, qu’est-ce qu’on remarque en premier ? OUI ! Il a été arrangé par Clare GRUNDMAN !! J’ai vérifié sur Internet et cette femme à une vie passionnante ! En effet, elle a commencé très jeune à faire des arrangements. Par exemple, à 6 ans, elle a fait un arrangement de l’oeuvre d’Henri DES "Coincoinpouet le gentil canard !" pour orchestre et guimbarde. Après avoir fait des études à la Hardcore Musicology University of Westportnorthtown et avoir rendu une brillante thèse sur le rôle joué par les doubles dièses dans l’assassinat de Kennedy (Lee Harvey OSWALD avait vraiment les nerfs !!), elle a travaillé sur la bande son des films "Barbies" (sortis hélas directement en DVD...). En ce moment, elle arrange les plus grands morceaux de Matt POKORA pour les harmonies de faible effectif. Et c’est ça que j’aime chez Clare, c’est qu’elle a su garder cette part d’humilité qui permet au moindre petit village d’accéder à la culture avec un grand "C". Ouais ! Continue comme ça Clare GRUNDMAN, tu es un modèle pour nous tous !

My favorite thing (Mes favoris sonnent)

C’était ma première fois avec des duolets. Je l’ai déjà fait avec des triolets, mais jamais avec des duolets !! D’ailleurs, parlons un peu des duolets. Tout d’abord Duolet, ça fait vachement penser à un nom de barre chocolatée : "Duolet, c’est deux fois plus de lait !! C’est ce qui convient pour ma léa et mon mathéo
- Maman ?
- Oui Léa !
- J’ai accidentellement brulé la maison !
- C’est pas grave, car grâce à duolet, tu auras toute l’energie nécessaire pour le reste de la matinée.
- Merci Maman, hi hi hi !!
- Léa ?
- Oui Maman !
- Tu sais où est Mathéo ?"

Mais surtout les duolets, ben, je suis pas contre, je veux dire quel meilleur moyen de caser quatre noires pointées dans une mesure à 6/8 ? Non parce que sinon, il faudrait enchaîner une mesure à 6/8 avec une mesure à 2/8 et ça foutrait le bordel ! Et puis j’ai mis seulement 20 minutes à comprendre ce que c’était. Ouais, R. Rodger, j’approuve totalement tes choix. Il y aurait une page facebook des duolets, eh ben je la likerais !!

I got plenty o’ nuttin’ (j’ai plein d’onuttin ? Quoi ?)

Une partition en deux pages, ce qui est pratique car on a pas à tourner les pages.

The phantom of the opera (le fantôme de le opéra)

A l’origine, c’est un roman qui parle d’évènements étranges se produisant à l’opéra. Ce qui nous ramène aux évènements étranges qui se produisent dans la salle de répétition. Tout d’abord, le mystérieux changement de couleur du sol qui fait mal aux yeux quand on rentre. Mais aussi la mystérieuse multiplication des clarinettes, pupitre qui prend trop d’ampleur à mon goût et dont l’influence ne cesse d’augmenter. Mais surtout, c’est la disparition mystérieuse des percussionistes qui disparaissent mystérieusement les uns après les autres dans le mystère le plus total. De plus, la première répètition a eu lieu le 11 septembre, et qui n’a pas constaté le symbole franc maçonique dans le disposition du pupitre de trompette par rapport à la tuyauterie du plafond ?!? Tout ça fleure bon la conspiration comme je m’y connais pas, mais j’en ai peut-être déjà trop dit, oh mon dieu on frappe à ma porte..... c’est surement la CIA qui vient m’enlever..... j’ai si peur...... vous savez maintenant... répandez cette affaire dans le monde entier....adieuuu...

Memory

Ah bah non, finalement c’était ma voisine qui venait m’informer qu’un voleur de paillasson sévissait dans mon immeuble. Mais elle ignore que c’est moi l’auteur des larcins, gnnnnaaarrf !!! Je suis machiavéliche.

West side story (L’histoire du coté de la veste)

Vous le savez, j’ai beaucoup milité contre les doubles dièses. Eh ben, j’ai obtenu satisfaction. Eh oui les amis, vous l’ignorez sûrement mais Jean-Pierre, qui a arrangé nombres de morceaux du programme, m’a confié avoir retiré les doubles dièses des partoches pour les remplacer par la note supérieure bécarisée. Pour le coup, Jean-Pierre, je t’aime et je veux adopter un petit chinois avec toi : on l’appelera Tchang-Pierre ou Tchang-Louis, c’est comme tu veux Jean-Pierre.
Mais voila, l’horizon se couvre à nouveau de nuages noirs. En effet, semblant crever le ciel, et venu de nulle part, surgit le 4/8. Comme je l’ai déjà proposé pendant une répèt, pourquoi ne pas doubler toutes les durées des notes et faire du 4/4 comme d’hab et ainsi faire disparaitre ces odieuses doubles croches et les remplacer par des croches tout ce qu’il y a de plus normal ! Je n’ai toujours pas eu de réponse claire de la part de Manu et je le soupçonne de contribuer au développement de la conspiration dont j’ai déjà parlé.... mais ...on frappe à ma porte... à nouveau... mon dieu c’est sûrement le FBI ou la NSA.... et... au revoir... répandez mon message... adieuuuuu...

Le temps des cathédraleuuuu

Ah bah non ! En fait c’était le plombier que j’ai fait venir juste parce que je me sentais seul, j’ai réussi à le faire rester dix minutes quand même ! C’est dommage, j’avais tant de choses à lui dire, à lui confier. Je trouve que les artisans ne sont pas assez à l’écoute. Avant je racontais tous mes secrets érotiques à mon cordonnier, et mon garagiste était une valeur sûre pour écouter mes frustrations sentimentales. Maintenant, c’est "monsieur, excusez moi, je dois travailler", "vous me faites perdre mon temps, de toute façon je vous facture le déplacement" ou encore "Veuillez sortir de ma boutique ou j’appelle la police espèce de taré... éh... oh... rendez moi ce paillasson !!".

Conclusion

Eh bah voila ! On a fait le tour. Alors qu’est-ce qu’on retient les amis ? Pas grand chose, parce que j’ai vraiment écrit de la merde !


Commentaires

Agenda

<<

2018

 

<<

Août

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 12 prochains mois